Témoignage
Par Maryse PiochContact pioch2@hotmail.com
J’ai soigné ma sclérose en plaques avec les médicaments des abeilles, et en particulier leur précieux venin
Je remercie:
- Robert Fournier, rencontré à l’occasion du congrès « Apimondia 2009 » à Montpellier, pour m’avoir offert la possibilité de m’exprimer sur son site.
- Je remercie le Professeur Henri JOYEUX, Professeur de Cancérologie et de Chirurgie Digestive, spécialiste de Nutrithérapie et qui plus est, convaincu depuis toujours par l’Apithérapie. Son précieux savoir et sa notoriété représentent une aide précieuse pour l’avenir de l’Apithérapie.
- Je remercie le Docteur et apithérapeute Stephen Stangaciu ( Roumanie) d’avoir bien voulu me communiquer le procédé particulier « la grille » permettant de préserver la vie des abeilles au cours d’un traitement par apipuncture.
Témoignage
1- Pourquoi choisir aujourd’hui l’apithérapie, non pour soigner « mes bobos » comme autrefois, mais pour soigner ma sclérose en plaques ?
Sportive en pleine forme, le diagnostic de la sclérose en plaques tomba comme un couperet au mois d’aout 1999.
Le Docteur L… m’a tout de suite éclairée sur cette maladie. Il a été très explicite et le moins alarmiste possible, me faisant part des divers traitements pouvant ralentir « les poussées ». J’appris alors qu’aucun médicament ne pouvait guérir ma maladie de façon radicale, et cette information fut déterminante pour décider de soigner ma SEP par Apithérapie. Pourquoi pas ?
1- J’appartenais à une famille d’apiculteurs et les vertus des produits de la ruche n’avaient aucun secret pour moi.
2- De nombreuses études menées çà et là dans le monde, ont permis depuis le début des années 1950 de mieux comprendre les vertus des différents produits de la ruche déjà utilisés à l’époque de la haute Egypte où le venin permettait de soulager la fatigue musculaire des soldats après la bataille. J’appris ainsi que « Hippocrate » médecin grec défini par les récits comme « le père de la médecine » (460 -370 avant J.C.), l’utilisait pour soigner de nombreux problèmes d'articulations. Les soins par les produits de la ruche existent donc depuis la nuit des temps !
3- Aux Etats Unis, une vaste étude a été entreprise depuis une dizaine d’années et la Bee Venom Theray (B.V.T) est utilisée dans des cliniques spécialisées en Apithérapie pour soigner un grand nombre de scléroses en plaques, (40 000 à 60 000 chaque année) avec le venin d’abeilles. De telles cliniques existent également en Asie (Chine, Japon, Corée, Taiwan) et en Europe (Allemagne, Italie, Autriche, Bulgarie, Roumanie, Pologne, Espagne, Hongrie, Suisse), en Russie, au Mexique et au Canada. Pourquoi ne pas envisager qu’une telle clinique puisse un jour exister en France ?
C’est donc tout naturellement que j’ai été attentive aux recherches scientifiques en Apithérapie faites un peu partout dans le monde pour soigner la sclérose en plaques. Et je me suis documentée un maximum auprès de spécialistes Français et étrangers. Toutes ces raisons ont contribué à me faire choisir l’apithérapie pour soigner ma Sclérose en plaques, sans oublier le régime du Docteur Jean Seignalet que je continue encore aujourd’hui. Il s'agit d'un régime strict, avec notamment une grande proportion d’aliments frais, donc non cuits, et suppression de la farine de blé, remplacée par la farine de riz.
MON APITHERAPIE
Comment l’abeille me soigne
Le traitement d’Apithérapie comprend :
- A) Les produits de la ruche : Pollen, propolis, miel et gelée royale pure - non congelée - Tous ces produits labellisés français, achetés chez un apiculteur.
- B) L’apipuncture, consiste à se faire piquer volontairement par les abeilles sur certains points d’acupuncture.
La ruche est ma pharmacie
- Mes médicaments naturels -
- La gelée royale pure (non mélangée au miel) :
Une dosette absorbée sous la langue chaque matin à jeun
Voici l’histoire très explicite de la croissance du petit œuf d’abeille, racontée maintes fois par mes parents : - « Dans la ruche, un petit œuf âgé de 3 jours nourri avec un mélange de nectar et de pollen, donnera naissance à une abeille. Et si ce même œuf, à la même période de sa vie, est nourri avec de la gelée royale, il donnera naissance à une reine» ! Cela peut donner un aperçu des vertus exceptionnelles de la gelée royale.
- Le pollen sec :
Le matin à jeun : je prends la valeur d’une cuillère à café bombée de pollen sec mis à tremper depuis la veille dans un demi-verre d'eau de source auquel j'ajoute une demi cuillère à café de miel.
Ce mélange est agréable à boire avec effet tonifiant garanti ! Autant que possible, je préfère consommer le pollen frais congelé (plus cher que le sec) et dans ce cas, je le laisse fondre sous la langue comme je le fais pour la gelée royale. On trouve le pollen congelé dans les magasins de produits bios. Qu’il soit frais ou sec, j’ai pu constater que le pollen avait la particularité de me mettre en joie ! Et selon Claudette Raynal, spécialiste en médecine chinoise, cet effet serait dû à sa richesse en vitamines B et acides aminés nécessaires au système nerveux, produisant ainsi un effet antistress légèrement euphorisant !
- Le miel :
- On ne peut parler des vertus thérapeutiques du miel sans évoquer la mémoire du Professeur Bernard Descottes, chef du service de chirurgie digestive à l’hôpital de Limoges durant de nombreuses années,qui s’est servi du miel avec succès dès 1984 pour la cicatrisation des plaies.
Dans 90 % des cas, la cicatrisation avec le miel se fait de façon spectaculaire en quelques jours et les résultats obtenus par le Professeur Descottes et son équipe, ont été (et sont toujours) très encourageants puisque le miel est un produit naturel, facile à utiliser et peu coûteux (Bulletin spécial de l’U.N.A.F Apithérapie 1997).
J’utilise largement le miel :
- Le matin dans mon thé au jasmin, en tartines, mélangé au pollen, dans mes pains d’épices maison, pour sucrer la tisane du soir et même sur le visage en crème de soin.
- La propolis:
- Notre chère maman « Paulette » disait avec fierté que la propolis était son « antibiotique naturel » !
Cette précieuse pâte est devenue depuis chez nous, un remède réflexe.
- J’en consomme beaucoup aujourd’hui dans mon traitement. J’ai l’habitude de la racler sous le plateau de ma ruche mais la plupart du temps, mon ami apiculteur Joseph Rouquette, m’approvisionne régulièrement. A l’état frais, je la mâche un peu et ainsi, elle est plus facile à avaler avec un peu d'eau. Ou bien encore, je la colle sous une dent pour un problème de bouche, mal aux dents ou une angine. Lorsque ma réserve est vide, je l’utilise en teinture-mère, en gélules ou encore en extrait alcoolique.
-L’Apipuncture
Apis - Apis mellifica - mot latin désignant l’abeille et Puncture : piqure pratiquée dans la peau à l’aide d’un instrument d’acupuncture. En l’occurrence, « l’instrument » de l’abeille se nomme : le dard.
L'apipuncture est une pratique qui permet de soigner grâce au venin d’abeilles injecté directement par le dard de celles-ci, sans aucune transformation ni aucun intermédiaire, sur certains points d’acupuncture. Elle fait partie de l'Apithérapie.
Agrandir l'image.
Grâce à ses mailles très serrées, « la grille » ci-contre, permet d’épargner la vie de l’abeille lorsqu’on se fait piquer volontairement par les abeilles pour se soigner.
- Les personnes concernées doivent obligatoirement faire un test d’allergie au venin d’abeilles (chez un médecin spécialiste) avant de se faire piquer volontairement pour se soigner.
Matériel nécessaire pour l’apipuncture :
- 1 ruche chez soi (ou contact avec un apiculteur proche de chez soi)
- Une longue pince pour saisir les abeilles
- Une petite boite transparente (« boite à reines » chez un apiculteur)
- Un peu de miel
- Une grille( Non obligatoire mais conseillée)
- Un brumisateur
- Glaçons (au tout début de la thérapie pour calmer la brûlure de la piqure)
- Un cahier de notes
*Prélèvement des abeilles
Agrandir l'image.
*Grille de protection de l’abeille
L'abeille meurt aprés avoir piqué.
Après quelques mois de pratique, il me fut impossible de rester insensible à ce problème de fond qui mettait en balance mon envie de guérir et le fait de tuer des soigneuses innocentes de manière régulière. Grâce au Docteur et apithérapeute Roumain, Stephen Stanganciu, j’ai pu me servir de la grille( ci-dessus) de protection de la vie de l’abeille.
1- Pour soigner ma sclérose en plaques, j’ai d’abord commencé par le régime alimentaire du Docteur Jean SEIGNALET que je continue toujours aujourd’hui !
2- J’ai consommé chaque matin les produits de la ruche (gelée royale - non congelée -, pollen, miel et propolis certifiés français). Après avoir fait un test d’allergie qui s’est avéré négatif chez un médecin allergologue, j’ai commencé ensuite l’apipuncture avec venin d’abeilles.
3- Déroulement des séances d’apipuncture.
Au début, les piqures étaient appliquées directement sur les parties douloureuses de mon corps, puis il m’a été conseillé pour plus d’efficacité, de les appliquer sur certains points d’acupuncture parfois très éloignés de la zone douloureuse. J’ai ainsi continué en m’aidant du livre « L’acupuncture par vous-même »).
Si le problème de santé de la personne n’est pas très grave, il est inutile de sacrifier la vie des abeilles (car l’abeille meurt après avoir piqué). Dans ce cas, on se sert de la grille de protection permettant de se soigner sans tuer nos abeilles soigneuses ! Mais il faut alors prendre en considération que la piqure faite à travers cette grille : limite la quantité de venin injecté dans la peau de la personne. Par conséquent, à chacun de juger.
4 Première séance
Au tout début, alors que je ne connaissais pas encore l’existence de cette grille, j’avais choisi deux parties du corps facilement accessibles (poignet et genoux)
- 2 micro- piqures, c’est-à-dire : Piqure avec très peu de venin. Le dard est laissé dans la peau durant 1 à 2 secondes (Douleur minime).
On a procédé de la même manière pour les autres micro-piqures avant de commencer les piqures complètes. De cette façon, j’ai eu le temps de m’habituer physiquement et psychologiquement aux piqures d’abeilles complètes, laissées en place 5 à 10 minutes en retirant ensuite les dards avec la pince.
· Précisions utiles :
- J’ai noté tout de suite sur un cahier les réactions de mon organisme (Bonnes ou moins bonnes), en précisant chaque fois la date correspondante et en parlant avec mon médecin.
- Adresse à laquelle on peut se procurer la grille : http://www.curandote.com( Espagne)
- Un temps de repos de cinq à dix minutes en position allongée est nécessaire après chaque séance.
- La chaleur détruit l’efficacité du venin. Il est donc conseillé de ne pas prendre de bains chauds ou de s’exposer au soleil les jours où l’on se fait piquer.
- Au début de la thérapie, il m’avait été conseillé de consommer de la vitamine C naturelle ( Acerolla) afin d’éviter les coups de fatigue. De même, l’application d’un glaçon avant et après les piqures complètes, permet d’en réduire la douleur de type « brûlure ». Ceci devient vite inutile.
- Les séances se déroulaient toujours dans le calme afin de réduire le stress durant les premières séances.
- La consommation d’alcool est à éviter surtout le jour de la séance de piqures.
Ce que dit la science
Extrait du « journal Suisse de l’apiculture » Juin 1993, page 198, article rédigé par le Docteur Italien Federico GROSSO qui soigne par apipuncture. Une copie de l’article complet peut être consultée également sur internet : L’apipuncture une pratique peu connue.
- « Je dirais que l'apipuncture a des bases solides et sérieuses, surtout scientifiques. Elle est efficace parce que le venin d'abeille est un médicament et, comme tel, doit être manié avec beaucoup de prudence et de circonspection. Sa composition et son mécanisme d'action, qui s'explique à différents niveaux de l'organisme, assurent les brillants résultats rapportés par la littérature médicale mondiale. Nous essayerons par la suite d'éclaircir de manière exhaustive le comment et le pourquoi de telles propriétés ».
Aujourd’hui,je suis en pleine forme ! J’ai arrêté l’Apipuncture depuis l’année 2008 car je n’en éprouve plus la nécessité. Des examens d’ I.R.M cérébrale et médullaire sont très satisfaisants, ils ne montrent aucune anomalie. Par ailleurs, je pratique maintenant avec conviction une rééducation neuromusculaire de type « Mézières »ainsi qu’un travail de « réinitialisation » de mes muscles, nerfs, tendons ( M.N.T) dans l’espoir de retrouver une motricité normale. Mon témoignage sera édité au printemps prochain. Il est préfacé par le Professeur Henri JOYEUX personnalité émérite du monde médical, Professeur de cancérologie et de chirurgie digestive, convaincu depuis toujours par les valeurs thérapeutiques des produits de la ruche, venin compris.
Maryse PIOCH.